par Jean-François DRU
(drujf@yahoo.fr)


Séance 9 :
Lecture analytique d'un extrait du chapitre 21

 

Objectifs :

Cette séance , dont les objectifs sont multiples, s'appuie sur le chapitre 21. ll s'agit d'un moment clé de l'enquête policière, celui de la découverte de la crypte dans laquelle se trouverait le trésor, mobile du coupable.

Dans cette séance, il s'agit :

d'étudier l'attitude des trois jeunes détectives afin de montrer aux élèves que, s'ils possèdent toutes les caractéristiques de ce type littéraire, ils n'en restent pas moins des enfants. Comment, en effet, ne pas évoquer leurs peurs, notamment celle de P.P qui déclenche le comique à ce moment capital pour l'intrigue ?
de faire repérer aux élèves un bref passage descriptif. J'ai trouvé intéressant de le faire dans ce chapitre car la description de la crypte génère l'atmosphère inquiétante à laquelle les élèves sont sensibles.
de les faire brièvement travailler sur le champ lexical de la peur, en rapport avec les sentiments des personnages.

Lecture analytique :

On proposera deux axes de lecture, en s'appuyant sur un questionnaire oral qui sera suivi de la rédaction de paragraphes de synthèse.

Premier axe de lecture : Une enquête menée par des enfants

On questionnera les élèves afin qu'ils mettent en évidence :

l'attitude très professionnelle des trois détectives de J.P Arrou-Vignod. On peut notamment s'appuyer sur le premier paragraphe de la page 114. En effet, leur attitude n'est pas sans rappeler celle de célèbres détectives. On peut également, dans plusieurs paragraphes, montrer leur capacité à raisonner par déduction (exemple du deuxième paragraphe de la page 114).

Le double mobile choisi par les détectives : on peut montrer dans le texte, l'alternance entre l'intérêt porté au rôdeur et celui porté au trésor. On peut alors, dans certaines classes, montrer comment les héros deviennent également des personnages de roman d'aventures, et comment l'excitation l'emporte bien souvent sur l'enquête en elle-même.

L'attitude tout de même très enfantine des détectives. Il est certes facile de le démontrer en étudiant le personnage de P.P Cul-Vert, type même du détective ingénieux mais peu téméraire : " la voix déformée par la terreur " (page116), " Des RATS ? hurla P.P en sautant sur ses jambes. Ne m'abandonnez pas ! " (page 120). On peut alors s'appuyer sur le champ lexical de la peur et sur les types de phrases. Mais on trouve également de nombreuses occurrences du lexique de la peur qui s'appliquent aux trois protagonistes. On peut également montrer les attitudes parfois irréfléchies qu'ils adoptent (ex : lorsque P .P oublie d'ôter son sac et ne parvient pas à passer par le trou du mur) qui déclenchent le comique

Deuxième axe de lecture : Une atmosphère servie par des descriptions

Dans cet axe de lecture, on amènera les élèves à prendre conscience que l'atmosphère inquiétante du chapitre, laquelle crée le suspense, est mise en place par les passages ui décrivent la crypte.
On leur fera également trouver les différents critères qui permettent d'identifier un passage descriptif au sein d'une narration :

présence de l'imparfait descriptif : nombreuses occurrences - organisation de la description à l'aide des connecteurs spatiaux : " derrière nous ", " le long des murs " page 116…
présence de nombreuses expansions du nom (notamment des adjectifs qualificatifs) apportant des informations sur ce qui est décrit : " un dortoir de gisants ", " lugubre spectacle ", " une petite allée latérale "…
utilisation de la comparaison : " La pièce où nous venions de déboucher ressemblait à la cathédrale de Chartres en miniature. " page 115

Activités :

A la suite de cette lecture analytique, on proposera :

1. Une fiche synthèse sur le discours descriptif (synthèse à trous) :

Séance n°9
Fiche synthèse : Le texte descriptif

Cette synthèse constitue la leçon : elle est à apprendre par cœur.

Pour animer le …………………………. , donner à …………………. le …………………….., on peut y intégrer des ………………………………. .

Comment reconnaître une description ?

A. Dans un récit aux temps du passé, elle est à l'……………………………. de l'……………………………..

B. On ne décrit pas dans n'importe quel ordre : on organise la description avec des ………………………………….. de ………………………………… .
Ex :

C. Dans une description on peut utiliser les ………………………. …………………………… de la ………… , de la ………………………………, de la ………………………………., des …………………… ….

D. Pour mieux donner à voir au lecteur, on peut utiliser une figure de ……………………….. qui s'appelle une …………………………………. . Elle nous aide à mieux nous …………………………. ce qui est décrit.
Elle comporte toujours trois éléments :
       - le …………………………………… :
       - le …………………………………… :
       - l'…………………………… de ……………………………. :
Ex :

E. Dans une description, on apporte beaucoup d'………………………………. sur ce qui est décrit.
Pour cela, on utilise des ………………………………. du …………………, notamment des ………………………………………………………….. .

 

2. Des exercices sur la description et les comparaisons.
J'ai , personnellement , proposé ceux qui figurent dans le manuel Hachette " Parcours Méthodiques " car ils sont simples mais complets :
N° 4 p 93 (distinguer narration et description)
N° 2 p 97 (repérer le début d'une description)
N° 3 p 97 (varier les verbes de vue)
N° 1 et 2 page 146 (sur les comparaisons)

L'exercice sur les connecteurs spatiaux sera extrait du manuel destiné aux 5es, dans la même collection (" Parcours Méthodiques ") . Il s'agit du n° 4 p 35 (b).

3. Quelques exercices sur le champ lexical de la peur :
on peut les extraire du manuel de grammaire 6e Belin (page 117) ou bien du manuel Lettres Vives destiné aux 5e.

Evaluation formative :

proposée en fin de séance :

6e E
Séance n°9 : Evaluation formative
Nom : ………………………………………                                       Date : ………………………..

I / Lis ce texte puis réponds aux questions.

   D'abord, je ne vis rien. Quelques marches de bois descendaient dans l'obscurité la plus complète. Ca sentait une odeur de renfermé et de champignons, comme dans la cave de ma tante Marcelline, quand elle m'envoie y chercher un bocal de cornichons. P.P se tenait agrippé à moi et nous descendîmes lentement, toujours plus bas, jusqu'à ce qui semblait être une vaste pièce au sol cimenté.
   Dans un coin, on devinait des caisses, abandonnées depuis longtemps à en juger par la couche de poussière qui s'y était accumulée. Au fond s'ouvrait une porte, une de ces grosses portes cloutées, arrondies du haut, comme on en trouve dans les prisons. Elle était ouverte.
    Nous pénétrâmes dans un long corridor étroit aux murs suintant d'humidité.

J.P Arrou-Vignod, Enquête au collège (extrait du chapitre 19)

 

1) A quel type de discours a-t-on affaire dans ce passage ?
2) A quel temps est rédigé le deuxième paragraphe ? Pourquoi ?
3) Relève deux connecteurs spatiaux qui permettent d'organiser la description.
4) Relève :
        a. une expression du texte qui prouve que Rémi décrit ce qu'ils voient.
        b. une expression du texte qui prouve que Rémi décrit ce qu'ils sentent.
        c. une expression du texte qui prouve que Rémi décrit ce qu'ils touchent.

5) Relève les adjectifs qualificatifs qui apportent des précisions sur les noms :
        a. porte
        b. corridor

II/ Chaque phrase contient une comparaison. Souligne en rouge le comparant, en bleu le comparé et entoure en noir l'outil de comparaison.

1. P.P est malin comme un singe.
2. Mathilde est têtue comme une mule.
3. La crypte ressemble à la cathédrale de Chartres.
4. La lumière de la pipe de M.Guillemet a l'air d'un feu follet.
5. La cour noyée de pluie ressemblait à un vaste puits noir.

III/ Complète ce tableau en trouvant , pour chaque mot, ceux de la même famille. Quand tu rencontreras le symbole /, c'est qu'il n'y a pas de mot à trouver.

Nom
Verbe
Adjectif
Adverbe
 
 
angoissé
/
terreur
 
 
/
 
apeurer
 
 
 
 
inquiet
/
 
effrayer
 
/


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